*

Santé connectée : « MEDICLIC met fin à l’angoisse « des diagnostics sur Internet

Publié le 9 mars 2026
Santé connectée : "MEDICLIC met fin à l'angoisse" des diagnostics sur Internet

Qui n'a jamais tapé ses symptômes sur un moteur de recherche pour finir persuadé du pire ? Pour mettre fin à cette anxiété, Amine Taoudi Benchekroun a fondé MEDICLIC. Conçue comme un véritable assistant, cette intelligence artificielle 100 % marocaine révolutionne notre parcours de soins. Rencontre.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer MEDICLIC ? Quel a été le déclic ?

Amine Taoudi Benchekroun : Le constat est simple : la période entre l’apparition d’un symptôme et la consultation est ultra-anxiogène. Sur Internet, on trouve tout, et surtout le pire ! Pour y remédier, nous avons conçu une IA médicale de pointe. Elle dialogue avec le patient, explique ses symptômes, puis pose des questions ciblées basées sur des protocoles validés scientifiquement. À la fin, elle suggère des hypothèses diagnostiques claires. Le patient arrive chez son médecin beaucoup plus serein, avec une consultation déjà préparée.

Concrètement, comment votre application nous simplifie-t-elle la vie et celle des médecins ?

C’est un véritable gain de temps. D’abord, le patient obtient une évaluation immédiate de la gravité de ses symptômes pour être orienté vers le bon spécialiste. Ensuite, l’application génère un rapport structuré, téléchargeable et partageable avec le médecin. Elle analyse également les ordonnances pour prévenir les interactions médicamenteuses et vulgarise les résultats d’analyses de laboratoire. Le patient devient acteur de sa santé, mieux informé et rassuré.

Beaucoup utilisent déjà ChatGPT pour s’informer. En quoi MEDICLIC est-elle différente ?

C’est la différence fondamentale entre un couteau suisse et un scalpel chirurgical ! ChatGPT s’appuie sur le web : le meilleur, mais aussi le pire (blogs anxiogènes, informations obsolètes). À l’inverse, MEDICLIC se base exclusivement sur des bases de données médicales rigoureuses et validées. De plus, notre IA prend en compte le contexte local (épidémies, maladies régionales) et vous guide grâce à un questionnaire intuitif. Avec ChatGPT, la qualité de la réponse dépend de votre question, au risque d’oublier des informations vitales. MEDICLIC est une interface experte qui vous pose les bonnes questions. Demander un diagnostic à une IA généraliste, c’est comme interroger un passant cultivé dans la rue. MEDICLIC, c’est l’infirmière de triage aux urgences : fiable, précise et sécurisée.

Justement, les données de santé sont très intimes. Comment garantissez-vous leur sécurité ?

C’est notre priorité absolue. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la CNDP pour respecter strictement la loi marocaine (09-08) sur les données sensibles. Toutes les informations sont chiffrées et anonymisées. Surtout, pour garantir notre souveraineté numérique, toutes nos données sont hébergées au Maroc, sur le cloud souverain d’INWI, conformément à la loi sur la cybersécurité. Nous sommes une entreprise MedTech, nous opérons dans un cadre légal strict.

L’intelligence artificielle va-t-elle finir par remplacer nos médecins ?

Jamais ! L’IA automatise des tâches et aide au diagnostic, mais elle ne remplacera ni le raisonnement clinique face à des situations complexes, ni l’empathie, le réconfort et le contact humain. L’avenir réside dans la collaboration : l’IA est un formidable outil d’aide à la décision, mais le soignant reste irremplaçable.

Comment imaginez-vous la santé connectée dans 10 ans ?

Elle sera le cœur du système. Nous irons vers une médecine prédictive ultra-personnalisée, où l’IA nous alertera avant même qu’une maladie ne s’aggrave grâce aux montres et capteurs connectés. Le dossier médical sera intelligent et synthétisé instantanément, et la télésanté sera augmentée par des mini-laboratoires à domicile, rendant la consultation à distance presque aussi complète qu’en cabinet.