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3ème Congrès National du Diabète 2026 : l’intégration des soins au cœur de la lutte contre les complications silencieuses

Publié le 30 mars 2026
3ème Congrès National du Diabète 2026 : l'intégration des soins au cœur de la lutte contre les complications silencieuses

Le diabète de type 2 représente un défi de santé publique majeur au Maroc, où environ 2,9 millions d'adultes âgés de 20 à 79 ans vivent avec cette maladie. Plus alarmant encore, près de 31,7% de ces cas ne sont toujours pas diagnostiqués, exposant un grand nombre de personnes à des complications graves. Face à cette urgence sanitaire, la 3ème édition du Congrès National du Diabète, organisée par la Société Marocaine de Diabétologie (SMD) à Tanger du 26 au 29 mars 2026, a mis en lumière la nécessité d'adopter une nouvelle approche globale pour contrer cette pathologie.

Un lien silencieux mais redoutable entre diabète, cœur et reins

Les experts réunis lors de cet événement ont rappelé que les maladies non transmissibles sont responsables de près de 85% de la mortalité totale au niveau national. Le diabète de type 2 n’évolue pas de manière isolée : il est profondément interconnecté avec le système cardiovasculaire et rénal. En effet, les données cliniques montrent que les maladies cardiovasculaires causent 38% des décès au Maroc, tandis que 6,5% de la population souffre des conséquences de maladies rénales chroniques.

Ce lien forme un véritable cercle vicieux. D’une part, le diabète augmente le risque de mortalité cardiovasculaire et accélère la détérioration des reins. D’autre part, toute défaillance cardiaque ou rénale complique l’évolution du diabète. Ces complications se développant souvent sans aucun symptôme apparent dans un premier temps, une intervention médicale précoce est absolument primordiale.

De nouvelles recommandations pour une protection vitale

Face à ce constat, le paradigme médical évolue : le traitement ne doit plus se limiter au simple contrôle du taux de sucre dans le sang, mais doit adopter une approche préventive et globale pour protéger les organes vitaux.

La Dr. Sonia Abahou, Présidente de la SMD, a souligné que les recommandations 2026 de l’American Diabetes Association (ADA) préconisent d’initier une bithérapie dès que l’hémoglobine glyquée (HbA1c) dépasse l’objectif personnalisé de 1,5 à 2%, permettant un contrôle glycémique plus rapide et durable. De plus, les récentes directives du NICE 2026 encouragent l’utilisation des inhibiteurs du SGLT2 pour tous les patients diabétiques de type 2, indépendamment de la présence de comorbidités comme l’obésité ou l’insuffisance cardiaque. L’objectif suprême de ces protocoles est d’améliorer la qualité de vie des patients et de prévenir les hospitalisations liées aux complications.

L’innovation et la collaboration au service des patients marocains

Pour répondre à ces nouveaux standards internationaux, le congrès a été marqué par le lancement de la première association fixe d’empagliflozine et de metformine (iSGLT2). Selon le Professeur Jamal Belkhadir, Président de la Ligue Marocaine de Lutte contre le Diabète, cette innovation combine deux mécanismes d’action complémentaires. Elle permet une réduction significative de l’HbA1c (pouvant atteindre 4,6% chez les patients ayant des valeurs initiales très élevées), tout en favorisant la diminution du poids et en offrant une protection cardiaque et rénale indispensable. De plus, ce traitement améliore grandement l’observance thérapeutique des patients. Ces innovations visent également à alléger la charge financière des soins et à garantir un meilleur accès aux traitements.

Cette évolution vers une gestion plus intégrée des maladies chroniques nécessite une forte synergie entre tous les acteurs de la santé. Dans ce contexte, le Dr. Mohamed Lamari, Business Unit Head Northwest Africa chez Boehringer Ingelheim, a insisté sur l’importance d’un partenariat stratégique entre l’industrie pharmaceutique et la communauté médicale au Maroc. Il a salué l’engagement de la SMD dans la diffusion scientifique et a réaffirmé la volonté de son entreprise de soutenir l’accès à des solutions thérapeutiques basées sur des données robustes. « Notre priorité commune est d’accompagner l’amélioration des parcours de soins et la qualité de vie des patients au Maroc », a-t-il affirmé. Le passage à une méthodologie de soins intégrée n’est plus une option, mais une nécessité urgente pour alléger le fardeau de ces maladies.

Instagram : @boehringer_ingelheim