« Je n’avais jamais tenu une raquette de ma vie. Aujourd’hui, je suis addict. »
Elle vient du monde de la communication et de l’événementiel, où elle a appris à créer des émotions collectives. Mais à un moment, Mariam Lahlou a voulu construire quelque chose qui lui ressemble vraiment. C’est ainsi qu’est né Padel Days — pas comme une idée business, mais comme une envie simple : rassembler des femmes autour d’un sport, créer des liens, et ouvrir des portes à celles qui n’osaient pas encore les franchir.
Pourquoi le padel crée-t-il autant d’addiction comparé aux autres sports ?
Le padel a quelque chose de très immédiat. On n’a pas besoin d’être une grande sportive pour prendre du plaisir rapidement. Dès les premiers échanges, on peut rire, jouer, exister sur le terrain. Je parle en connaissance de cause : je n’avais jamais tenu une raquette de ma vie avant de me lancer. Aujourd’hui, je suis addict. Mais ce qui rend le padel presque addictif, ce n’est pas seulement le jeu — c’est l’ambiance. On partage un moment avec trois autres personnes, on vit des émotions ensemble. Les gens ne viennent pas seulement pour jouer. Ils viennent pour se sentir bien.
Le padel reste-t-il un sport élitiste au Maroc, ou devient-il vraiment populaire ?
On est clairement dans une phase de transformation. Le padel devient plus accessible, plus ouvert. On voit arriver des profils très différents : des jeunes, des débutants, des femmes qui n’avaient jamais fait de compétition. Et ce qui est beau, c’est que tout est encore en train de se construire. C’est justement ce qui permet à des projets comme Padel Days d’avoir un rôle à jouer.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes chez les débutantes ?
La première, c’est de vouloir aller trop vite — frapper fort, faire des points spectaculaires. Mais le padel n’est pas un sport de force, c’est un sport d’intelligence et de patience. La deuxième, c’est de ne pas écouter son partenaire. Au padel, on n’est jamais seul. Et puis il y a une erreur plus invisible : ne pas accepter d’être débutante. Les personnes qui progressent le mieux sont celles qui commencent humblement, sans pression — et qui prennent des cours dès le départ.
Pourquoi certaines progressent vite là où d’autres stagnent ?
Tout commence par l’état d’esprit. Celles qui progressent vite n’ont pas peur de perdre. Elles observent, répètent, transforment chaque match en apprentissage. À l’inverse, celles qui stagnent restent dans une forme de confort ou de comparaison permanente. Mais au fond, ce qui fait vraiment la différence, c’est une chose très simple : le plaisir. Quand on aime vraiment, on revient naturellement sur le terrain.
Et c’est la régularité qui fait tout.